En résumé
- 1 Faut-il couper ou baisser le chauffage en cas d’absence : règle simple
- 2 Absence courte (quelques heures) : baisser légèrement pour économiser
- 3 Absence 24–48 h et longues absences : mode hors-gel et isolation
- 4 Thermostat programmable et petites démarches pour maximiser l’économie d’énergie
- 5 Liste pratique : gestes rapides à appliquer avant de partir
- 6 Cas pratique : comment Lucie a réduit sa facture sans perdre de confort
Publié le 02/12/2025 par Céleste Bomond — Gestion pratique pour la maison : faut-il couper ou baisser le chauffage quand on s’absent ? Voici des conseils clairs, chiffrés et applicables tout de suite.
Faut-il couper ou baisser le chauffage en cas d’absence : règle simple
La règle des pros est nette : ne coupez pas totalement le chauffage pour des absences courtes. Un logement refroidi exige beaucoup d’énergie pour remonter en température, générant un pic de consommation qui annule souvent les économies.
Par exemple, Lucie, salariée et propriétaire d’un appartement, coupait son système en partant travailler. Elle a constaté que la facture et le temps de remise en température augmentaient ; elle a depuis opté pour une réduction douce et a vu sa réduction de consommation se stabiliser.

Absence courte (quelques heures) : baisser légèrement pour économiser
Si vous partez quelques heures, baissez simplement le thermostat d’1 à 2 °C plutôt que d’éteindre. L’Ademe estime qu’une baisse d’1 °C peut réduire la consommation d’environ 7%, une économie notable sans sacrifier le confort thermique.
Concrètement, si vous chauffez à 19–20°C, passez à 16–17°C en journée. Les parois restent tièdes et la remise en température au retour reste rapide.
Astuce clé : baisser modérément évite l’humidification des murs et limite les pics de consommation au redémarrage.
Absence 24–48 h et longues absences : mode hors-gel et isolation
Pour un week-end, réglez la température entre 12 et 14°C. Pour des départs plus longs, activez le mode hors-gel (généralement 8–12°C) pour protéger les canalisations sans gaspiller d’énergie.
L’efficacité de ces réglages dépend beaucoup de l’isolation. Une maison mal isolée perdra sa chaleur rapidement ; dans ce cas, maintenir au moins 12–14°C évite des surconsommations au retour.
Insight : adaptez la température selon l’isolation du logement pour optimiser la sécurité énergétique et éviter les coûts de remise en température.
Thermostat programmable et petites démarches pour maximiser l’économie d’énergie
Un thermostat programmable automatise la gestion chauffage : il abaisse la consigne en votre absence et prépare la remontée avant votre retour. Selon l’Ademe, il peut permettre jusqu’à 15% d’économies sur le chauffage.
Coût indicatif pour une installation : entre 210 et 450 € pour un modèle classique, les versions connectées plus sophistiquées étant plus onéreuses. Le gouvernement prévoit de généraliser ces équipements d’ici 2030 pour améliorer la sécurité énergétique.
| Durée d’absence | Température recommandée | Objectif |
|---|---|---|
| Quelques heures | 16–17°C | Réduction douce pour limiter le pic de consommation |
| 24–48 heures | 12–14°C | Préserver les parois et éviter l’humidité |
| Plusieurs jours | 8–12°C (hors-gel) | Protection des canalisations et économies durables |
Liste pratique : gestes rapides à appliquer avant de partir
- Baisser le thermostat de 2–3°C pour une journée d’absence.
- Programmer le thermostat pour une remontée anticipée avant le retour.
- Fermer volets et rideaux la nuit pour conserver la chaleur.
- Aérer 5–10 minutes le matin pour renouveler l’air sans refroidir murs et meubles.
- Dégager les radiateurs des meubles et du linge pour améliorer la diffusion.
- Poser des joints autour des fenêtres et portes pour réduire les pertes.
Ces gestes simples complètent la gestion du chauffage et amplifient la réduction de consommation sans effort quotidien.
Cas pratique : comment Lucie a réduit sa facture sans perdre de confort
Lucie a programmé son thermostat et appliqué les gestes ci-dessus. Passage de 20°C à 17°C la journée, 13°C le week-end, et économies visibles en trois mois : baisse de consommation d’environ 10–12% selon ses relevés.
Son conseil : mesurer avant/après et ajuster selon l’isolation. C’est la combinaison de la bonne consigne et des petits réflexes qui crée la différence.
Phrase-clé : une gestion chauffage raisonnée produit des économies durables sans sacrifier le confort thermique.

