En résumé
- 1 Isolation thermique : quelles surfaces isoler en priorité dans une maison ?
- 2 Toiture et combles : isolation par l’intérieur ou sarking pour des résultats durables
- 3 Isolation thermique des murs : ITE vs isolation intérieure selon le bâti
- 4 Fenêtres, vérandas et vitrages : gains rapides et pièges à éviter
- 5 Plancher bas, sous-sol et caves : traiter l’humidité et isoler par le bas
En bref : pour réduire vos factures et améliorer le confort, commencez par isoler là où la chaleur s’échappe le plus. Ce guide pratique, avec l’exemple de Claire, propriétaire en Isère en 2026, vous indique par quelles surfaces démarrer et quelles solutions retenir.
Isolation thermique : quelles surfaces isoler en priorité dans une maison ?
Claire, qui rénove une maison ancienne dans la Drôme, a suivi l’ordre que recommandent les spécialistes : traiter d’abord la Toiture, puis les Murs extérieurs, les Fenêtres et enfin le Plancher bas et le Sous-sol. Ce cheminement maximise le gain thermique pour un budget maîtrisé.
- Toiture / combles – priorité n°1 (≈30 % des pertes).
- Murs extérieurs – priorité n°2 (≈25 %).
- Fenêtres et Vérandas – réduire les vitrages faibles (10–15 %).
- Plancher bas, Sous-sol et Caves – limiter les pertes et l’Humidité (7–10 %).
Astuce terrain : si le budget est limité, isolez la toiture en premier ; c’est l’investissement le plus rentable en rendement immédiat.
Insight : commencer par le haut change instantanément les besoins en chauffage.

Toiture et combles : isolation par l’intérieur ou sarking pour des résultats durables
La Toiture concentre environ 30 % des déperditions. Pour des combles perdus, on pose l’isolant sur le plancher (laine soufflée, ouate de cellulose). Pour des combles aménageables, l’isolation en rampant entre chevrons est la solution la plus économique.
Le sarking (isolation par l’extérieur) protège la charpente et évite la perte d’espace sous les rampants, mais son coût est supérieur. Exemples pratiques : 350 mm de ouate de cellulose = déphasage ≈ 11 h ; objectif RT2012 : 30–40 cm d’isolant pour R≈7–10.
Conseil chantier : vérifiez l’étanchéité à l’air (pose de pare-vapeur) pour éviter ponts thermiques et problèmes d’Humidité. Un chantier bien préparé évite les mauvaises surprises en hiver.
Insight : privilégiez un isolant à fort déphasage si vous vivez en zones de fortes amplitudes thermiques.
Isolation thermique des murs : ITE vs isolation intérieure selon le bâti
Les Murs extérieurs représentent ~25 % des pertes. L’isolation thermique par l’extérieur (ITE) supprime la majorité des Ponts thermiques et protège la structure. Coût indicatif : 120–150 € / m² selon la finition et l’épaisseur (15–50 cm selon la performance ciblée).
L’isolation intérieure reste pertinente en rénovation : mise en œuvre simple, budget réduit, épaisseurs usuelles 12–20 cm pour atteindre R>4 et bénéficier des aides. Attention aux pièces réduites : l’ITE conserve le volume intérieur.
| Surface | % de déperdition (ADEME) | Solution recommandée | Budget indicatif |
|---|---|---|---|
| Toiture / combles | ≈ 30 % | Soufflage ou isolation en rampants / sarking | 50–120 €/m² |
| Murs extérieurs | ≈ 25 % | ITE (préférée) ou ITE intérieure 12–20 cm | 120–150 €/m² (ITE) |
| Fenêtres / Vérandas | 10–15 % | Double/triple vitrage R>1,6, calfeutrage | 200–800 € / fenêtre |
| Plancher bas / Sous-sol / Caves | 7–10 % | Isolation par le bas, panneaux XPS, chape isolante | 40–100 €/m² |
Insight : calculez le retour sur investissement avant la pose : l’ITE coûte plus mais prévient les ponts thermiques à long terme.
Fenêtres, vérandas et vitrages : gains rapides et pièges à éviter
Remplacer des menuiseries anciennes par des modèles performants (double ou triple vitrage, R > 1,6) améliore l’enveloppe immédiatement. Pour une Véranda, la priorité est l’isolation du vitrage et la gestion de la ventilation pour éviter la surchauffe estivale et la condensation hivernale.
Ne négligez pas la pose : un vitrage performant mal posé crée des Ponts thermiques au pourtour. Exemple chiffré : une fenêtre moderne peut diviser par deux les pertes par vitrage sur une façade mal isolée.
Insight : pour les vérandas, combinez vitrages performants et ombrage pour un confort toute l’année.
Plancher bas, sous-sol et caves : traiter l’humidité et isoler par le bas
Les pertes par le Plancher bas et les Sous-sol/Caves représentent 7–10 %. La stratégie varie : isoler le plafond du sous-sol si vous avez un vide sanitaire, ou poser des panneaux isolants et une chape sur dalle si vous êtes en terre-plein.
Sur ce type de travaux, l’Humidité est l’ennemi : choisissez des isolants résistants à l’eau (XPS, PUR) et prévoyez un système de drainage ou un écran d’étanchéité. Exemple : isoler le plancher d’un logement au-dessus d’un sous-sol non chauffé réduit la facture de chauffage de plusieurs pourcents et améliore le confort au sol.
Checklist rapide avant travaux :
- Vérifier l’état des fondations et la présence d’humidité.
- Choisir un isolant adapté (XPS sous dalle, plancher isolé pour vide sanitaire).
- Prévoir pare-vapeur et ventilation pour éviter la condensation.
Insight : traiter l’humidité avant d’isoler évite la dégradation des matériaux et des coûts de reprise.
Pour connaître les aides disponibles et simuler les montants : consultez le site officiel France Rénov’ (MaPrimeRénov’, éco-PTZ, CEE, TVA réduite). Claire a cumulé CEE + MaPrimeRénov’ pour abaisser sa facture de 40 % sur l’isolation des combles.
Mot-clé final : une isolation thermique bien ciblée réduit durablement les pertes, améliore le confort et valorise le bien.

