En résumé
- 1 Avant de commencer : le diagnostic indispensable de votre cheminée
- 2 Condamnation partielle ou suppression totale : comment choisir ?
- 3 Option 1 : Boucher le conduit (Condamnation partielle)
- 4 Option 2 : La suppression complète (Condamnation totale)
- 5 Les erreurs à ne jamais commettre et les règles de sécurité
- 6 Faut-il un permis de construire pour condamner une cheminée ?
- 7 Combien coûte la condamnation d’une cheminée ?
- 8 Puis-je condamner ma cheminée moi-même ?
- 9 Quel isolant choisir pour boucher le conduit ?
Votre vieille cheminée prend la poussière et cause des courants d’air ? Il est temps de la condamner. Ce guide vous explique comment faire, que vous choisissiez de simplement boucher le conduit ou de la supprimer entièrement. Découvrez les étapes clés, les matériaux à utiliser et les règles de sécurité à respecter pour un travail bien fait.
En bref :
Condamner une cheminée inutilisée est essentiel pour éviter les déperditions de chaleur, les infiltrations d’eau et les problèmes d’humidité. Ce guide pratique vous accompagne pas à pas :
- 🕵️♂️ Le diagnostic : Inspectez minutieusement votre cheminée (fissures, humidité) avant toute intervention.
- ⚖️ Le choix de la méthode : Optez pour une condamnation partielle (boucher le conduit) pour une solution simple et économique, ou une condamnation totale (démolition) si la structure est très abîmée.
- 🧱 La mise en œuvre : Suivez les étapes de nettoyage, d’isolation et de bouchage pour un résultat étanche et durable. La démolition, plus complexe, est souvent l’affaire d’un professionnel.
- 🛡️ La sécurité avant tout : N’oubliez jamais l’équipement de protection et vérifiez les réglementations locales avant de commencer les travaux.
Une cheminée peut être un véritable atout de charme, mais lorsqu’on ne l’utilise plus, elle devient une source de problèmes. J’ai moi-même été confronté à cette situation et je sais que les questions se bousculent : Est-ce compliqué ? Combien ça va coûter ? Puis-je le faire moi-même ?
Laissez-moi vous guider. Dans cet article, je partage mon expérience et mes conseils d’expert pour vous aider à condamner votre cheminée efficacement et en toute sécurité. Prêt à vous lancer ?
Avant de commencer : le diagnostic indispensable de votre cheminée
Avant de sortir les outils, la toute première étape est une évaluation minutieuse de votre cheminée. C’est une phase que je ne saute jamais, car elle conditionne tout le reste du projet. Commencez par un examen visuel, à l’intérieur comme à l’extérieur.
Recherchez activement les signes de faiblesse : des fissures dans le conduit, des briques qui s’effritent, ou des traces d’humidité. Un diagnostic précis vous aidera à choisir la bonne méthode et les matériaux adaptés. N’hésitez pas à prendre des photos, elles vous seront utiles.
Un conduit obstrué à plus de 50% ou des fissures importantes sont des signaux d’alarme. Dans ce cas, l’avis d’un professionnel est plus que recommandé. 🧐
Condamnation partielle ou suppression totale : comment choisir ?
Deux options principales s’offrent à vous. Le choix dépendra de l’état de votre cheminée, de votre budget et de vos objectifs.
La condamnation partielle consiste simplement à boucher le conduit. C’est la solution la plus rapide et la moins chère, idéale si la structure extérieure est saine et que vous souhaitez la conserver pour des raisons esthétiques.
La condamnation totale, elle, implique la démolition complète de la cheminée, du toit jusqu’au foyer. C’est une opération lourde, à envisager si la cheminée est en très mauvais état ou si vous voulez récupérer l’espace. Le coût peut varier de 2000€ à 7000€ et nécessite presque toujours l’intervention d’un professionnel.
Option 1 : Boucher le conduit (Condamnation partielle)
C’est la méthode la plus accessible pour un bricoleur averti. Voici comment je procède, étape par étape :
- Nettoyage approfondi : La première chose à faire est un ramonage complet pour enlever la suie, les débris et les éventuels nids d’oiseaux. Un conduit propre est la base d’un bouchage efficace.
- Installation d’un chapeau de cheminée : Sur le toit, posez un chapeau de cheminée ventilé. Il empêche la pluie de s’infiltrer tout en assurant une ventilation minimale pour éviter la condensation. C’est absolument crucial !
- Remplissage du conduit : Remplissez le conduit avec un matériau isolant comme de la laine de roche, de la vermiculite ou des billes d’argile. Tassez légèrement au fur et à mesure pour garantir une bonne isolation sans bloquer totalement la circulation de l’air.
- Bouchage du foyer : Pour finir, bouchez l’ouverture au niveau du foyer. Vous pouvez créer un joint étanche avec du mortier hydrofuge ou installer un panneau isolant rigide découpé sur mesure. Pour l’esthétique, une plaque de cheminée décorative peut masquer l’intervention.

Option 2 : La suppression complète (Condamnation totale)
Attention, ici on entre dans du gros œuvre. 🚧 Cette opération est complexe et présente des risques. Je vous conseille vivement de faire appel à un professionnel qualifié.
La suppression se fait de haut en bas. Le professionnel commencera par démonter la souche de cheminée sur le toit, puis reconstruira la charpente et la couverture pour assurer une étanchéité parfaite. Ensuite, il démolira le conduit à travers les étages avant de reboucher l’emplacement du foyer. La gestion des gravats est également un point important à ne pas négliger.
N’oubliez pas que cette modification structurelle peut nécessiter un permis de construire. Renseignez-vous auprès de votre mairie avant de démarrer.
Les erreurs à ne jamais commettre et les règles de sécurité
Pour que votre projet soit une réussite, évitez absolument ces pièges courants :
- ❌ Omettre l’inspection préalable : C’est le meilleur moyen de passer à côté d’un problème structurel grave.
- ❌ Négliger la ventilation : Un conduit complètement scellé sans ventilation est une bombe à retardement pour la condensation et les moisissures. Le chapeau ventilé n’est pas une option !
- ❌ Utiliser des matériaux inadaptés : Un mortier non hydrofuge ou un isolant qui craint l’humidité compromettra la durabilité de votre installation.
- ❌ Ignorer les réglementations : Un permis de construire peut être nécessaire, surtout pour une suppression totale. Le non-respect peut coûter cher.
Enfin, la sécurité n’est pas négociable. Portez toujours un casque, des gants et des lunettes de protection. Pour les travaux en hauteur, utilisez une échelle stable ou un échafaudage. Selon l’INRS, les chutes de hauteur sont une cause majeure d’accidents graves dans le bâtiment, alors ne prenez aucun risque.
Faut-il un permis de construire pour condamner une cheminée ?
Pour une condamnation partielle (bouchage du conduit) qui ne modifie pas l’aspect extérieur, un permis n’est généralement pas nécessaire. En revanche, pour une suppression totale de la cheminée, un permis de construire ou une déclaration préalable de travaux est souvent obligatoire. Renseignez-vous toujours auprès du service d’urbanisme de votre mairie avant de commencer.
Combien coûte la condamnation d’une cheminée ?
Le coût varie énormément selon la méthode. Une condamnation partielle faite par vous-même peut coûter entre 150€ et 400€ en matériaux (isolant, mortier, chapeau de cheminée). Pour une suppression totale par un professionnel, le budget peut s’étendre de 2000€ à 7000€, en fonction de la complexité, de la hauteur de la cheminée et des travaux de maçonnerie et de toiture à réaliser.
Puis-je condamner ma cheminée moi-même ?
La condamnation partielle est un projet accessible pour un bricoleur expérimenté et bien équipé. Cependant, la suppression totale est une opération complexe et dangereuse qui touche à la structure du bâtiment et à l’étanchéité du toit. Il est fortement recommandé de confier cette tâche à un professionnel qualifié pour garantir un travail sécurisé et conforme aux normes.
Quel isolant choisir pour boucher le conduit ?
Plusieurs options sont possibles. La laine de roche est très populaire pour son excellent rapport isolation/prix. La vermiculite est légère et incombustible. Les billes d’argile expansée sont une alternative écologique et économique. Le choix dépendra de votre budget et des spécificités de votre conduit. L’important est d’utiliser un matériau qui ne se tasse pas trop et qui résiste à l’humidité.

